Une femme âgée lors d'un examen médical

Vertiges liés à la position

Redaktion Hörst Magazin17 min de lecture

Le vertige positionnel fait partie des formes les plus courantes de vertige et survient généralement lorsque la tête est placée dans une certaine position. Les personnes concernées ressentent des crises de vertige rotatoire soudaines et de courte durée, qui sont certes très désagréables, mais qui sont généralement bénignes. Le terme médical correct est « vertige positionnel paroxystique bénin », ce qui signifie un vertige positionnel bénin survenant par crises. La bonne nouvelle, c'est que cette forme de vertige se traite bien et peut souvent être soignée avec succès par de simples manœuvres de positionnement.

L'essentiel en bref

  • Le vertige positionnel est la forme la plus courante de vertige et est causé par de petits cristaux qui se détachent dans l'organe de l'équilibre de l'oreille interne
  • Elle se caractérise par des crises de vertige brèves et violentes lors de certains mouvements de la tête, comme s'allonger, se lever ou se retourner dans son lit
  • Les symptômes ne durent généralement que quelques secondes à une minute maximum, puis disparaissent
  • Le traitement repose sur des manœuvres de positionnement spécifiques, qui ont un taux de réussite pouvant atteindre 90 %
  • Sans traitement, les vertiges peuvent certes disparaître d'eux-mêmes, mais ils peuvent aussi persister pendant des semaines, voire des mois
  • Chez environ la moitié des personnes touchées, les symptômes peuvent réapparaître dans les deux ans

Qu'est-ce que le vertige positionnel?

Le vertige positionnel est un vertige qui survient brièvement après que la tête a été placée dans une certaine position. Les crises sont sporadiques et peuvent donner l'impression de se retrouver soudainement dans un manège. Bien que ces symptômes soient bénins, ils sont perçus par les personnes concernées comme extrêmement désagréables et parfois même effrayants. Le vertige prend naissance dans l'organe de l'équilibre de l'oreille interne et y trouve son origine.

Dans ce contexte, le terme « bénin » signifie qu’il n’y a pas de maladie grave ou dangereuse sous-jacente. Le mot « par crises » décrit le fait que le vertige survient soudainement et par crises. Contrairement à d’autres formes de vertige qui peuvent durer plus longtemps, le vertige positionnel se caractérise par des crises de courte durée qui s’estompent après quelques secondes, voire une minute au maximum.

Différence par rapport aux autres formes de vertiges

Il est important de distinguer le vertige positionnel des autres formes de vertige. Dans le cas du vertige postural, par exemple, le vertige persiste tant que la tête reste dans la position qui le déclenche. Dans le cas du vertige positionnel, en revanche, les symptômes apparaissent immédiatement après un changement de position et s’estompent rapidement, même si la position est maintenue. Cette distinction peut être importante pour un traitement adapté.

L'organe de l'équilibre et son fonctionnement

Pour comprendre comment se développent les vertiges positionnels, il est utile d'examiner l'organe de l'équilibre. Celui-ci se trouve dans l'oreille interne et est chargé de détecter les changements de position et les mouvements du corps. Il se compose de trois canaux semi-circulaires, orientés dans différentes directions et enregistrant les mouvements de rotation. Il comporte en outre deux petits sacs qui fournissent des informations sur les mouvements linéaires et la gravité.

Ces sacs contiennent de minuscules cristaux de carbonate de calcium, également appelés otolithes. Ces cristaux sont normalement solidement ancrés dans une membrane et aident à percevoir les mouvements. Lorsque ces cristaux se détachent et pénètrent dans les canaux semi-circulaires, des vertiges positionnels apparaissent. Le lien entre l'équilibre et l'oreille est complexe et joue un rôle important dans de nombreuses fonctions corporelles.

Causes et apparition

Le vertige positionnel survient lorsque les petits cristaux se détachent de l'organe de l'équilibre. Ces otolithes se retrouvent alors dans les canaux semi-circulaires, où ils n'ont normalement pas leur place. Lorsque la tête bouge, ces cristaux se déplacent également dans le liquide des canaux semi-circulaires. Ce ruissellement des otolithes génère une succion qui irrite les cellules sensorielles sensibles situées dans le canal semi-circulaire.

Le problème est que le cerveau reçoit alors des informations contradictoires. L’oreille touchée signale un mouvement, tandis que l’autre oreille et les yeux signalent autre chose. Le cerveau ne parvient pas à traiter correctement ces messages contradictoires, ce qui provoque une sensation de vertige. Le canal semi-circulaire postérieur est le plus souvent touché, car c’est là que les cristaux sont le plus susceptibles de se loger sous l’effet de la gravité.

Pourquoi les cristaux se détachent-ils?

Dans la plupart des cas, soit chez environ 90 % des personnes touchées, la raison exacte du détachement des cristaux reste incertaine. Le vertige positionnel survient alors de manière apparemment spontanée, sans cause identifiable. Il existe toutefois des facteurs de risque connus qui peuvent favoriser le détachement des cristaux. Parmi ceux-ci figurent les traumatismes crâniens ou les traumatismes crânio-cérébraux, à la suite desquels les cristaux peuvent se détacher.

Les inflammations de l’oreille interne ou les opérations de l’oreille peuvent également entraîner le détachement des cristaux. Certaines maladies préexistantes, comme la maladie de Ménière ou la migraine, semblent également augmenter le risque. Une alitement prolongé, par exemple après une opération ou une maladie grave, peut également être un facteur déclenchant, car le manque de mouvement empêche les cristaux de rester dans leur position normale.

Facteurs de risque liés à l'âge et autres

Le risque de vertige positionnel augmente avec l'âge. Cela est peut-être lié à des modifications de l'oreille interne liées à l'âge. L'ostéoporose, une maladie caractérisée par une perte de densité osseuse, est également évoquée comme facteur de risque potentiel. Une carence en vitamine D pourrait également jouer un rôle, car la vitamine D est importante pour le métabolisme du calcium et les cristaux présents dans l'oreille sont constitués de carbonate de calcium.

Les femmes sont environ deux fois plus touchées par le vertige positionnel que les hommes, bien que les raisons de cette différence ne soient pas entièrement élucidées. La fréquence maximale se situe entre 40 et 70 ans, mais des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. On estime qu’environ une personne sur 40 peut être touchée par le vertige positionnel au cours de sa vie.

Pourquoi les cristaux se détachent-ils?

Dans la plupart des cas, soit chez environ 90 % des personnes touchées, on ne sait pas exactement pourquoi les cristaux se détachent.

Facteurs de risque liés à l'âge et autres

Le risque de vertiges positionnels augmente avec l'âge.

Symptômes et troubles typiques

Le principal symptôme du vertige positionnel est un vertige rotatoire intense et soudain. Les personnes concernées décrivent souvent cette sensation comme si elles étaient sur un manège ou comme si tout tournait autour d'elles. Ces vertiges ne surviennent généralement qu'à l'occasion de certains mouvements. Il peut s'agir de mouvements tels que s'allonger dans son lit, se lever le matin, se retourner d'un côté à l'autre, se pencher en avant ou pencher la tête en arrière.

La bonne nouvelle, c'est que les crises ne durent que peu de temps. Elles durent généralement de quelques secondes à une minute maximum, et le plus souvent moins de 30 secondes. Dès que la tête est maintenue immobile dans sa nouvelle position, le vertige s'estompe rapidement. C'est une caractéristique importante qui permet de distinguer ce type de vertige d'autres formes de vertige qui peuvent durer plus longtemps.

Symptômes associés

Outre le vertige rotatoire lui-même, d'autres symptômes désagréables peuvent apparaître. Les personnes concernées font souvent état de nausées qui, dans certains cas, peuvent être si fortes qu'elles entraînent des vomissements. La transpiration et un malaise général sont également typiques. Beaucoup de personnes développent un sentiment d'angoisse pendant les crises, car cette sensation soudaine et intense de vertige peut être perçue comme très menaçante.

Après les crises, une sensation d'instabilité peut persister. Les personnes concernées décrivent parfois cette sensation comme si elles marchaient sur du coton ou comme si le sol n'était pas solide sous leurs pieds. Cette instabilité peut durer quelques minutes, voire plus longtemps, même si le vertige rotatoire proprement dit s'est déjà atténué. Dans de rares cas, des acouphènes peuvent également apparaître, bien que cela ne fasse pas partie des symptômes typiques du vertige positionnel.

Conséquences sur la vie quotidienne

Bien que les crises de vertige soient de courte durée, elles peuvent considérablement perturber la vie quotidienne. De nombreuses personnes développent un comportement d'évitement pour prévenir ces crises désagréables. Elles évitent certains mouvements, se retournent avec précaution ou ne se lèvent plus que lentement. Certaines n'osent plus changer de position au lit ou ne dorment plus qu'à demi-assises.

Ce comportement d'évitement peut entraîner d'autres problèmes. La mobilité réduite peut provoquer des tensions dans la nuque et le dos. Des conséquences psychologiques telles que des angoisses ou des états dépressifs peuvent également apparaître lorsque la qualité de vie est fortement réduite par les vertiges. Chez les personnes âgées en particulier, la peur de tomber peut les amener à bouger de moins en moins et à devenir ainsi globalement plus instables.

Comment diagnostique-t-on les vertiges positionnels?

Le diagnostic du vertige positionnel commence par un entretien approfondi. Les médecins s'informent des symptômes précis, du moment et de la manière dont le vertige survient, ainsi que de sa durée. Les éventuels facteurs déclenchants ou antécédents médicaux sont également abordés. Ces informations sont déjà très importantes, car la description typique des symptômes fournit souvent un indice fort en faveur d'un vertige positionnel.

Pour confirmer le diagnostic, des tests spécifiques sont ensuite réalisés. Le test le plus important est la manœuvre de Dix-Hallpike. La personne concernée est d'abord assise en position droite, la tête tournée sur le côté, puis elle est rapidement mise en position couchée sur le dos, la tête légèrement inclinée vers l'arrière. Ce mouvement vise à déclencher le vertige de manière ciblée.

Observation des mouvements oculaires

Pendant le test, l'examinateur observe attentivement les yeux. En cas de vertige positionnel, on observe des mouvements oculaires involontaires typiques, appelés nystagmus. Ces mouvements oculaires sont saccadés et suivent un schéma précis. Il est important de noter que ces mouvements n'apparaissent pas immédiatement, mais seulement après un bref délai de quelques secondes, et qu'ils s'atténuent et disparaissent rapidement par la suite.

Parfois, on utilise pour l'examen des lunettes spéciales, appelées lunettes de Frenzel. Ces lunettes empêchent la personne examinée de fixer un point fixe, ce qui facilite l'observation des mouvements oculaires. En fonction de la manœuvre qui déclenche les vertiges et de l'aspect des mouvements oculaires, les spécialistes peuvent déterminer lequel des trois canaux semi-circulaires est affecté.

Examens complémentaires si nécessaire

Dans la plupart des cas, les antécédents médicaux et les tests de position suffisent pour établir le diagnostic. Toutefois, en cas de doute ou si les symptômes ne sont pas typiques, des examens complémentaires peuvent s'avérer nécessaires. Cela est particulièrement important pour exclure d'autres causes, potentiellement plus graves, des vertiges. Il peut s'agir de tests auditifs, d'examens de l'équilibre ou, dans de rares cas, d'examens d'imagerie tels qu'une imagerie par résonance magnétique.

Traitement par manœuvres de positionnement

La bonne nouvelle, c'est que les vertiges positionnels se traitent très bien. Le traitement consiste à remettre les cristaux déplacés des canaux semi-circulaires dans leur position d'origine. Cela se fait par des séquences de mouvements spécifiques, appelées manœuvres de positionnement ou manœuvres de libération. Le taux de réussite de ce traitement est élevé et peut atteindre 90 %.

Les manœuvres utilisent la gravité pour faire sortir les cristaux des canaux semi-circulaires grâce à certains mouvements de la tête. Les cristaux doivent retourner dans les deux sacs de l'organe de l'équilibre, là où ils doivent se trouver et où ils ne causent aucun dommage. Le traitement n'est pas douloureux, mais peut provoquer un vertige passager pendant son exécution, car les cristaux sont déplacés.

La manœuvre d'Epley

La manœuvre d'Epley est l'une des méthodes de traitement les plus couramment utilisées. Elle commence en position assise, la tête tournée vers le côté affecté. La personne est ensuite rapidement mise en position couchée sur le dos, la tête légèrement hyperextendue vers l'arrière et tournée sur le côté. Au bout d'environ 30 secondes, la tête est tournée de l'autre côté, puis la personne se retourne sur ce côté, le regard dirigé vers le bas.

Chaque position est maintenue environ 30 secondes afin de laisser le temps aux cristaux de se déplacer. À la fin, la personne est lentement ramenée en position assise. La manœuvre complète dure quelques minutes et est réalisée par des professionnels. Il est important qu'aucun oreiller ne se trouve sous la tête pendant la manœuvre, car cela pourrait gêner le déplacement des cristaux.

Autres méthodes de traitement

Outre la manœuvre d'Epley, il existe d'autres méthodes efficaces. La manœuvre de Semont consiste en un mouvement plus rapide et plus énergique d'un côté à l'autre. La manœuvre de Brandt-Daroff est particulièrement adaptée à l'auto-traitement à domicile, car elle est plus simple à réaliser. Selon le canal semi-circulaire concerné, des manœuvres spécifiques telles que la manœuvre du barbecue ou la manœuvre de Gufoni peuvent également être utilisées.

Le choix de la manœuvre appropriée dépend du canal semi-circulaire concerné. Le canal semi-circulaire postérieur est le plus souvent touché, suivi du canal horizontal et du canal semi-circulaire antérieur. Les spécialistes peuvent déterminer, à partir des résultats de l'examen, quelle manœuvre est la plus appropriée. En règle générale, les manœuvres sont effectuées plusieurs fois de suite afin d'augmenter les chances de succès.

Auto-traitement et exercices à domicile

Après un diagnostic médical et des instructions détaillées, les manœuvres de positionnement peuvent également être réalisées chez soi. Cela s'avère particulièrement utile lorsque les symptômes réapparaissent ou si de légers symptômes persistent après le premier traitement. Bien que l'auto-traitement ait un taux de réussite légèrement inférieur à celui du traitement sous supervision thérapeutique, il peut constituer un complément utile.

Il est important de n'appliquer que la manœuvre recommandée par le médecin. Des mouvements incorrects pourraient aggraver la situation ou déplacer les cristaux vers un autre canal semi-circulaire. Les exercices doivent être effectués plusieurs fois par jour, par exemple trois fois de suite ou cinq fois le matin. Il faut veiller à disposer d'un support moelleux et il est conseillé d'avoir quelqu'un à proximité au cas où des vertiges surviendraient.

Règles de conduite après le traitement

Après la réalisation d’une manœuvre de positionnement, certaines recommandations sont à suivre pour garantir le succès du traitement. Certains spécialistes conseillent de dormir la première nuit après le traitement la tête surélevée, par exemple avec deux oreillers. Il convient également d’éviter les mouvements brusques de la tête pendant les premiers jours. Ces recommandations ne font toutefois pas l’unanimité parmi les experts, et beaucoup ne les jugent pas absolument nécessaires.

De manière générale, il est important de ne pas trop se restreindre. Les mouvements quotidiens normaux sont autorisés et même recommandés. Un repos excessif peut entraîner le détachement des cristaux ou aggraver le sentiment d'instabilité. La plupart des personnes peuvent reprendre leurs activités normales peu après le traitement, mais doivent faire preuve d'un peu plus de prudence les premiers jours.

Médicaments et autres options thérapeutiques

Les médicaments jouent un rôle secondaire dans le traitement du vertige positionnel. Ils ne peuvent pas agir sur la cause, à savoir les cristaux déplacés, et ne constituent donc pas un traitement de fond. Dans certains cas, des médicaments contre les nausées ou les vertiges peuvent toutefois être utilisés à court terme, en particulier lorsque les symptômes sont très intenses ou qu’il y a des vomissements.

Ces médicaments, parmi lesquels figurent les antihistaminiques ou des médicaments spécifiques contre les vertiges, ne doivent être pris que pendant une courte période. Une prise prolongée n’est pas recommandée et peut même être néfaste, car elle peut entraver l’adaptation naturelle du système vestibulaire. Les médicaments servent uniquement à soulager les symptômes et ne doivent pas remplacer le traitement par manœuvres de positionnement.

Traitement chirurgical dans des cas exceptionnels

Dans de très rares cas, concernant moins d’un pour cent des personnes touchées, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Elle n’est envisagée que lorsque toutes les autres méthodes de traitement ont échoué et que les symptômes affectent considérablement la qualité de vie. Lors d’une intervention chirurgicale, le canal semi-circulaire concerné peut être obturé ou son innervation interrompue. Cela entraîne toutefois une limitation permanente de la fonction de l’organe de l’équilibre et ne doit donc être envisagé qu’en dernier recours.

Évolution et pronostic

Le pronostic du vertige positionnel est généralement bon. La maladie est bénigne et disparaît souvent d'elle-même, même sans traitement. Environ la moitié des personnes touchées ne présentent plus de symptômes dans les trois mois, même sans traitement. Les cristaux peuvent se remettre d'eux-mêmes dans la bonne position ou se dissoudre. Néanmoins, sans traitement, le vertige peut persister pendant des mois, voire des années, c'est pourquoi un traitement précoce est recommandé.

Après un traitement réussi par manœuvres de réorientation, la plupart des personnes ne présentent plus de symptômes immédiatement ou en l'espace de quelques jours. Dans certains cas, une légère sensation d'instabilité peut persister pendant quelques jours, jusqu'à ce que le système vestibulaire se soit complètement adapté. Cette sensation disparaît généralement d'elle-même et peut même s'estomper plus rapidement grâce à des mouvements et une activité physique normaux.

Récidives et réapparition

Il est important de noter que les rechutes ne sont pas rares dans le cas des vertiges positionnels. Chez environ 30 à 50 % des personnes concernées, les symptômes réapparaissent dans les deux ans. La probabilité d’une rechute dans les cinq ans est estimée à environ 30 à 35 %. Les raisons de ces rechutes ne sont pas entièrement élucidées, mais on suppose que des cristaux se détachent à nouveau.

La bonne nouvelle est que les personnes déjà traitées avec succès peuvent souvent effectuer elles-mêmes les manœuvres de positionnement lorsque les symptômes réapparaissent. Une formation appropriée dispensée par des spécialistes est utile à cet égard. Beaucoup de personnes se sentent plus en sécurité lorsqu’elles savent qu’elles peuvent agir elles-mêmes en cas de rechute. Toutefois, en cas de doute ou si l’autotraitement ne soulage pas les symptômes, il convient toujours de consulter un médecin.

Risques et complications

Bien que le vertige positionnel soit en soi bénin, il peut avoir des conséquences indirectes. Le risque principal est le risque accru de chute. Si une crise de vertige survient au moment de se lever ou de marcher, cela peut entraîner une chute. Chez les personnes âgées en particulier, de telles chutes peuvent entraîner des blessures graves. La peur de tomber peut à son tour amener les personnes concernées à bouger moins, ce qui entraîne d'autres problèmes tels que la perte de masse musculaire et une instabilité lors de la marche.

Le comportement d'évitement déclenché par les vertiges peut fortement réduire la qualité de vie. Lorsque les personnes évitent certains mouvements par crainte des crises de vertiges, restent allongées prudemment dans leur lit ou n'osent presque plus bouger la tête, cela peut entraîner des tensions. La tension et l'inquiétude constantes peuvent également être pesantes et entraîner des troubles du sommeil ou de l'épuisement. Le risque accru de chute en cas de problèmes d'équilibre est un aspect important.

Conséquences psychologiques

Les conséquences psychologiques des vertiges positionnels ne doivent pas être sous-estimées. La sensation soudaine et intense de vertige peut être très angoissante. Certaines personnes développent une véritable peur des crises, ce qui peut conduire à des phobies. Ces angoisses peuvent prendre une ampleur propre et persister même lorsque les vertiges eux-mêmes ont déjà été traités.

En cas de troubles persistants ou récurrents, des états dépressifs peuvent également apparaître. La diminution de la qualité de vie, l'insécurité au quotidien et le sentiment d'impuissance peuvent être pesants. Dans de tels cas, il peut être utile de recourir à un soutien psychologique en plus du traitement physique. Des techniques de relaxation telles que la relaxation musculaire progressive ou des exercices de respiration peuvent également aider à gérer les angoisses.

Conseils pour le quotidien en cas de vertiges positionnels

En attendant que le traitement fasse effet ou en cas de rechutes, voici quelques conseils pratiques qui peuvent faciliter le quotidien. Des mouvements lents et conscients peuvent aider à éviter ou à atténuer les crises de vertige. Au moment de se lever du lit, il est conseillé de s’asseoir d’abord sur le bord du lit et d’attendre un instant avant de se lever. Se retourner dans le lit doit également se faire lentement et avec précaution.

Il peut être utile de rendre l'environnement aussi sûr que possible. Il faut éliminer les risques de trébuchement, éviter les sols glissants et veiller à ce qu'il y ait suffisamment de lumière. Des barres d'appui dans la salle de bains ou à côté du lit peuvent apporter une sécurité supplémentaire. En cas d'instabilité lors de la marche, une canne peut offrir un soutien. Il est toutefois important de ne pas trop se limiter, car une activité physique normale est essentielle pour le système vestibulaire.

Quand consulter un médecin

Bien que les vertiges positionnels soient bénins, il existe des situations dans lesquelles il est important de consulter un médecin. Lors de la première apparition de vertiges, un examen médical doit toujours être effectué afin de confirmer le diagnostic et d'exclure d'autres causes. De même, si les symptômes s'écartent des caractéristiques typiques, par exemple si les vertiges durent plus d'une minute, sont permanents ou s'accompagnent de troubles auditifs, de maux de tête ou de déficits neurologiques, un examen médical est nécessaire.

En cas de crises de vertiges très intenses ou fréquentes qui altèrent considérablement la qualité de vie, il convient également de solliciter l'aide d'un spécialiste. De même, si l'autotraitement par des manœuvres de positionnement ne soulage pas les symptômes ou si ceux-ci réapparaissent très rapidement après un traitement, il est judicieux de consulter à nouveau. Dans certains cas, un examen spécialisé dans un service de consultation des vertiges ou chez des spécialistes en oto-rhino-laryngologie peut s'avérer nécessaire.

Prévention et perspectives à long terme

Il n'existe malheureusement pas de moyen de prévention sûr contre les vertiges positionnels, car leurs causes exactes restent souvent floues. Néanmoins, certaines mesures peuvent éventuellement réduire le risque. Un apport suffisant en vitamine D et en calcium pourrait être important, car ces substances jouent un rôle dans le métabolisme osseux et peut-être aussi dans la stabilité des cristaux dans l'oreille. Une activité physique régulière et le fait d'éviter une alitement prolongé peuvent également être utiles.

Pour les personnes ayant déjà souffert de vertiges positionnels, il peut être utile de pratiquer occasionnellement les exercices appris à titre préventif. Certains spécialistes recommandent de faire régulièrement les exercices de Brandt-Daroff afin d'entraîner le système vestibulaire et éventuellement de prévenir les récidives. Cependant, l'efficacité réelle de cette méthode n'est pas clairement établie.

Perspectives à long terme

Pour la plupart des personnes souffrant de vertiges positionnels, les perspectives à long terme sont très bonnes. Même si des rechutes peuvent survenir, la maladie se traite généralement bien. Avec l'âge, le système vestibulaire peut généralement se détériorer légèrement, ce qui peut entraîner une sensibilité accrue aux vertiges. Une activité physique régulière et un mode de vie actif peuvent toutefois contribuer à entraîner l'équilibre et à maintenir la stabilité.

Il est important de savoir que le vertige positionnel n’est pas une maladie évolutive et qu’il n’entraîne pas de lésions permanentes de l’organe de l’équilibre. Après un traitement efficace, le système vestibulaire retrouve son plein fonctionnement. Même si les symptômes sont désagréables, il n’y a pas lieu de s’inquiéter des conséquences à long terme. Avec un traitement adapté et, le cas échéant, un peu de patience, la plupart des personnes peuvent mener une vie normale et active sans être limitées par le vertige. La qualité de vie des personnes âgées peut être influencée par divers facteurs, et le bien-être doit toujours être au centre des préoccupations.